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Bukavu/Autour du feu : Le patriarche Gervais Cirhalirwa partage avec la postérité l’histoire et les valeurs du Kivu

Dans de nombreux villages africains, depuis la nuit des temps la transmission de l’héritage ancestral et la résolution de conflits de tout genre se faisaient le soir au tour du feu,la famille discutait librement car tout le monde avait droit à la parole et chacun parlait librement, le savoir se transmettait à travers les petites histoires et le conflit se defondait car autour du feu occupait une place de choix car les adages, les contes et les épopées se transmettaient oralement des générations en générations par le biais des griots très respectés de tous. C’est dans ce cadre que chaque vendredi soir l’Espace Culturel Kwetu Arts (ECKA) a renoué avec la tradition de l’activité dite « Autour du feu» dans l’enclos de l’écrivain et griot Gervais Cirhalirwa. Occasion pour ce patriarche et parmi les rares icônes de la ville de Bukavu de raconter à la postérité l’histoire de la ville de Bukavu à travers de témoignages poignant au delà des connaissances transmises à l’école et ce vendredi 26 février 2021,Oncle Cirhalirwa a signifié que les relations interaciales ont évoluées à Bukavu comparativement à l’époque coloniale

Alors que l’activité du jour était consacrée sur l’histoire de la ville de Bukavu dans sa deuxième partie sur la typonimie et l’odonimie l’écrivain Gervais Cirhalirwa a rappelé à l’assistance sur l’histoire glorieuse de l’armée congolaise(la force publique) qui a gagné durant la deuxième guerre mondiale au Kenya et en Tanzanie dans la guerre qui opposait français, Belges au allemand associés aux Italiens

« Il y a un quartier qui s’appelle Mahenge,Tabora, Saio c’est pour nous remémorer la victoire de notre armée et aujourd’hui il y a ceux qui nous disent que le congolais n’ont jamais gagné aucune guerre c’est qui est faux, d’ailleurs ce sont les officiers adjudant Mayele devenu général et ses collègues issue de la première promotion qu’on appelait Kotakoli a deguerpi Jean suchramme lorsqu’il occupait la ville de Bukavu du 7 août au 5 novembre 1967» a-t-il mentionné

Abordant la question de relation tumultueuse entre le negre et le blanc durant la période d’avant indépendance notre source a fait savoir qu’il y a eu évolution et les relations entre les hommes se sont améliorées et le racisme est désormais fini

« A l’époque quand un blanc n’avait pas envie de tolérer votre présence il disait seulement à son chien kamata aye et vous savez-vous un negre qui rencontre un blanc qui se promène avec son chien, il se pose la question si je salue le blanc son chien veut me mordre, si je salue le chien le blanc va m’amener en prison alors il salut le deux à la fois jambo Mbwa Bwana ; Est-ce que nous vivons encore comme ça, la réponse est carrément non.Dans cette bananeraie autour de cette même fumeux parmi nous je crois qu’il a deux dames blanche, savez-vous ce qu’elles pouvaient endurer avant l’indépendance, les autres blancs pourrait les chasser parce qu’elles nous ont fréquentées» a-t-il ajouté

De son côté Bamba Gali poète et acteur de la société civile a fait savoir que l’initiative de l’Espace Culturel Kwetu Arts a travers son programme Autour du feu est une opportunité de savoir l’histoire de la ville de Bukavu malgré qu’internet offre l’accès à la culture, la littérature, la musique, la politique.. en un clic, mais ne remplacera jamais un héritage ancestral que constitue «Autour du feu»

Signalons que depuis quelques mois l’Espace Culturel Kwetu Arts «ECKA» organise l’activité dites «Autour du feu» dans l’enclos de l’écrivain et griots Gervais Cirhalirwa pour partager avec l’histoire et certaines valeurs entre différentes générations.

Avec Fulgence Rukata

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