Sécurité

Kamanyola : Une femme, appréhendée avec arme à feu!

Les jeunes patrouilleurs communément appelés « Balala-rondo » viennent d’appréhender une arme Ak47 la nuit du lundi à ce mardi 23 novembre 2021 dans la localité de Kashenyi, l’une de localités du groupement de Kamanyola, en territoire de Walungu dans la province du Sud-Kivu.

« Cette maman répond au nom de Bahati Stéphania, de la nationalité rwandaise résidant dans cette localité. Elle détenait cette arme dans sa maison », affirme Bahati Edame Moïse, Président du conseil local de la jeunesse de Kamanyola.

Alertés, les jeunes patrouilleurs sont allés arracher cette arme des mains de la dame; et l’ont confiée aux services de défense et sécurité de Kamanyola.

« La rwandaise est mariée à un congolais. Lorsque son mari est rentré chez lui le soir, il a trouvé une arme dans sa chambre. Comme la femme ne voulait pas lui dire l’origine de cette étrange situation dans sa maison considérant qu’il était en état d’ivresse, alors le mari a signalé les balala-rondo, immédiatement. Elle nous a avoué que cette arme appartient à son ami qui la lui a confiée, en attendant qu’il vienne la récupérer. Nous ne savons pas si son ami là c’est un civil ou un militaire », confie un jeune patrouilleur qui a requis l’anonymat.

« Je demande aux personnes de bonne volonté, et même aux autorités provinciales en charge de la sécurité de soutenir les jeunes balala-rondo qui sont une initiative locale de Kamanyola, en vue de contribuer à la sécurité de notre cité car dit-on, la sécurité est une affaire de tous », lance Bahati Edame, président du conseil local de la jeunesse de Kamanyola.

Aussi, il exhorte les civils à ne pas garder les armes dans leurs maisons, et à collaborer avec les balala-rondo, l’armée et la police afin de renforcer la sécurité de cette cité stratégique congolaise située à la frontière entre la RDC, le Rwanda, et le Burundi.

Le même lundi vers 15h30, les « balala-rondo » ont intercepté 2 autres grenades de la marque « FUIZI » dans la localité de Rubumba.

« Les deux engins de la mort étaient détenus par un civil, marié, d’environ une quarantaine d’années, originaire de Nyangezi. Il ne se gênait même pas de les garder dans sa chambre », s’étonne un autre jeune patrouilleur.

L’homme et sa femme, ainsi que la rwandaise se trouvent actuellement au cachot des militaires à Kamanyola, pour raison d’enquêtes.

Par Mitima Delachance

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